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Fable : Le reboot sortira sur PS5 en 2026, un tournant historique pour Xbox

Fable : Le reboot sortira sur PS5 en 2026, un tournant historique pour Xbox
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Playground Games a récemment levé le voile sur le reboot tant attendu de Fable, offrant un aperçu approfondi de son monde ouvert, de son système de combat repensé et de sa gestion unique de la moralité. La présentation détaillée lors du Xbox Developer Direct du 22 janvier 2026 a confirmé une fenêtre de sortie pour l'automne 2026, nous laissant avec de nombreux éléments à analyser.

L'information la plus marquante, qui bouleverse le paysage des exclusivités consoles, est la confirmation du lancement de Fable sur PlayStation 5, en plus des Xbox Series X/S et du PC (Windows et Steam). C'est une première historique pour la franchise que de s'inviter sur une console Sony. Ce choix illustre clairement l'évolution de la stratégie de Microsoft, qui porte de plus en plus de ses titres "first-party" chez la concurrence. Cette décision, couplée à une disponibilité dès le premier jour sur le Xbox Game Pass et au statut de titre Xbox Play Anywhere, mise sur une accessibilité maximale, même si l'on peut se demander si cela ne risque pas de diluer la valeur perçue de l'écosystème Xbox.

Albion réimaginée : Un reboot peut-il capturer la magie d'antan ?

Présenté comme un "nouveau départ", ce Fable est un reboot complet qui évite volontairement les liens directs avec les intrigues et personnages passés. Le directeur du jeu, Ralph Fulton, a insisté sur le fait qu'il s'agit du « Fable de Playground », visant à moderniser le gameplay et les visuels tout en conservant l'humour britannique et le charme emblématiques de la série. Le message central, « Que signifie, pour vous, être un héros ? », ambitionne de placer les choix du joueur au cœur de l'expérience. Reste à voir si cela se traduira par une véritable influence sur le monde ou par de simples options superficielles.

Le titre plonge les joueurs dans une version vibrante d'Albion, décrite comme un « monde de conte de fées plutôt qu'un jeu de fantasy traditionnel ». L'aventure débute à Briar Hill sous les traits d'un enfant héros personnalisable qui découvre ses pouvoirs avant qu'une ellipse temporelle ne nous propulse à l'âge adulte. L'intrigue s'enclenche lorsqu'un mystérieux inconnu pétrifie la grand-mère du héros et tout son village, lançant ainsi une quête d'investigation.

Albion est présenté comme un environnement "entièrement en monde ouvert", offrant la liberté de parcourir la carte très tôt, sans que l'histoire principale n'impose de pression temporelle stricte. C'est un changement bienvenu pour ceux qui trouvaient que les anciens épisodes, malgré leur charme, manquaient parfois de liberté. Des lieux emblématiques comme la capitale Bowerstone — abritant le château de Fairfax et la Guilde des Héros — ainsi que la cité de Bloodstone, feront leur retour. Ralph Fulton a précisé que si le monde est plus petit en termes de superficie pure que celui de Forza Horizon, Albion est bien plus dense : « chaque bâtiment du jeu peut être exploré de l'intérieur ». Cette attention portée à la verticalité et aux détails intérieurs place la barre très haut pour l'immersion.

Combat, conséquences et comédie : Le gameplay à la loupe

La présentation a mis en avant la polyvalence du gameplay. Le combat repose sur un système d'Action-RPG à la troisième personne baptisé « style-weaving combat », permettant des transitions fluides entre la mêlée, les attaques à distance et la magie. Les joueurs pourront enchaîner attaques légères, lourdes, combos et coups de grâce stylisés contre des ennemis classiques (Hobbes, Balverines, Spectres, Trolls) et de nouvelles menaces comme la Cocatrix cracheuse de feu. Si la fluidité promise semble séduisante, nous attendrons d'avoir le jeu en main pour juger de sa réelle précision.

Le système de moralité iconique de la série fait son retour, mais avec une refonte majeure. Fini la jauge binaire "bien" ou "mal" qui transformait physiquement le héros avec des cornes ou une auréole. Désormais, la réputation est ancrée dans les actions dont les personnages non-joueurs (PNJ) sont témoins. Playground Games annonce plus de 1000 PNJ uniques et doublés, dont les réactions varieront selon vos choix, affectant vos relations et l'issue de l'histoire. Une réputation pourra même différer d'un village à l'autre. Ce passage à une moralité plus nuancée, faite de « nuances de gris », est un pari audacieux. La promesse d'une population réagissant dynamiquement à une telle échelle est incroyablement ambitieuse pour un RPG moderne.

Au-delà des combats, Fable intègre des éléments poussés de simulation sociale et économique. Il sera possible d'acheter et de gérer plusieurs propriétés, de diriger des commerces, d'embaucher des PNJ, de se marier et d'élever des enfants. La personnalisation du personnage n'est pas en reste, proposant un large choix de visages, de teintes de peau, de coiffures, de tatouages et de cicatrices.

Pour préserver le ton unique de la franchise, le jeu s'inspire de comédies britanniques comme Peep Show, The IT Crowd ou The Office, utilisant même un style d'interview "mockumentaire" pour l'humour et le développement des personnages. Avec des acteurs comme Richard Ayoade (Dave) et Matt King (Humphrey) au casting, l'ADN comique de la série semble entre de bonnes mains.

Assembler les héros : L'équipe derrière le retour de Fable

Le développement de ce nouveau Fable a débuté après la fermeture de Lionhead Studios début 2016. Playground Games a révélé le titre pour la première fois en juillet 2020, avec le soutien d'Eidos-Montréal et de Third Kind Games. Le choix de confier les rênes au studio de Forza Horizon avait initialement surpris, mais Ralph Fulton a souligné que leur expertise dans la création de mondes ouverts vastes était un atout majeur.

L'équipe créative réunit le directeur Ralph Fulton, les producteurs Rachel Hardy et Ian Mitchell, le designer Will Kennedy, le programmeur David Springate, l'artiste Conar Cross et les scénaristes Anna Megill et Andrew Walsh. Peter Molyneux, cofondateur de Lionhead, s'est dit « incroyablement ému » et fier du nouveau trailer, tout en notant que le monde lui semblait « légèrement aseptisé » par rapport à l'Albion « sale et ridicule » d'autrefois. Ce retour souligne la tension potentielle entre la fidélité graphique moderne et le charme brut des jeux originaux, un équilibre que Playground Games devra maîtriser pour convaincre les fans de la première heure.

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